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Arts Visuels
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Du XIV au XVIIème siècle, le Mali a prospéré comme le centre intellectuel et culturel d’Afrique de l’Ouest. Il y existe une riche tradition d’arts visuels, la robuste vitalité et les formes tourmentées des sculptures maliennes ayant influencé considérablement les arts contemporains en Europe. Cette tradition d’art visuel se transmet dans la famille, l’atelier et l’école des Beaux Arts, tandis que des collectivités d’artisans appartenant aux différentes ethnies s’emploient à la fabrication de textiles, sculptures et poterie non vernie. Les arts visuels traditionnels, dans lesquels une division selon le sexe se manifeste de façon absolument évidente dans la production, ont considérablement subi l’influence des changements. De nouvelles formes d’art visuel apparaissent , produits du contact avec les cultures étrangères, par l’intermédiaire des marchandises importées et des média.
Le style très humoristique des peintures et fresques qui font la réclame des coiffeurs, rôtisseries et bars leur donne un aspect très caractéristique. Accessoires et tissus teints dans une variété de couleurs abondent, tandis que les vêtements des femmes flamboient de tout l’éclat de leurs couleurs vives et de leur élégance. A la Maison des Artisans de Bamako où l’on peut acheter les produits de l’artisanat local , on peut trouver de l’indigo, des tissus teints à la boue, des sculptures en bois, des objets d’or et d’argent et des instruments de musique traditionnels. Tous ces objets ont été faits à la main par des artisans spécialisés qui sortent de l’Institut National des Beaux Arts.
Musique
Les Maliens adorent danser, et pas seulement pour les festivals ou les fêtes. Dès qu’un groupe se forme, et si l’humeur s’y prête, les danses commencent immédiatement. Alors que les danses du masque sont réservées aux fêtes traditionnelles, danser fait partie intégrante de la vie quotidienne des familles et des quartiers.
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Pour danser, il faut des instruments de musique, mais cela n’est pas un rôle que n’importe qui a le droit d’assumer : c’est le domaine réservé des griots. Au Mali, le chant est le monopole des griots et gare à celui ou celle qui s’avise d’empiéter sur leur territoire. La musique n’est pas une discipline enseignée dans les écoles du Mali.
Avant l’invention de l’écriture, les griots étaient des raconteurs qui utilisaient la musique pour transmettre l’histoire. Leur narration de l’histoire des grandes familles est transmise héréditairement et passée de génération en génération. On leur demandera toujours d’être présents aux festivités organisées par la famille la plus importante, et ils y chanteront des chants à la gloire des ancêtres et du chef de famille. Pour leurs services, ils reçoivent de l’argent, des maisons, des voitures et d’autres rémunérations considérables.
Une fois le pays devenu indépendant de la France en 1960, la musique traditionnelle, niée pendant toute la période coloniale, a été jouée sur des instruments de musique contemporains et est devenue une forme de musique populaire. Sa popularité est illustrée par l’apparition de musiciens comme Salif Keita (qui exceptionnellement n’appartient pas à la tradition des griots) et Mory Kante, qui ont un succès considérable en Europe. Leur musique, qui incorpore des arrangements de musique traditionnelle, est infiniment variée, de la musique douce chantée d’une voix caressante jusqu’aux rythmes qui vous donnent irrésistiblement envie de danser et qui ont un grand succès auprès des étrangers. Les Griots ont toujours chanté l’histoire et le sens de la famille et beaucoup des paroles de la musique populaire moderne au contenu ethnique, glorifient les rois des anciens royaumes, et leur ton est remarquablement moralisateur, nous rappelant à tous de respecter nos supérieurs et que l’avarice est un péché. Ceci dit, tous les Maliens, quels que soient leur âge et leur sexe, adorent la musique des Griots et celle-ci forme un élément essentiel de l’existence au Mali.
Ces dernières années, il est devenu possible de trouver des CD de musique malienne hors d’Afrique. Des musiciens à l’avant-garde de la musique populaire ont donné des concerts au Japon, Salif Keita, Ali Farka Touré, Toumani Diabate etc. l’ayant fait à plusieurs occasions. Beaucoup de Maliens aiment la musique pour elle-même, sans trop se préoccuper des paroles trop moralisatrices.
Les festivals
Au Mali, des festivals se déroulent constamment, que ce soit au rythme des saisons, des différentes coutumes ou de la mythologie spécifique à chaque région. Alors que beaucoup d’entre eux ne sont pas accessibles au public, il existe de nombreux festivals auxquels les visiteurs peuvent participer. Parmi eux, les célèbres Sigui et Azalai sont devenus populaires auprès des touristes en raison de l’impression très répandue que l’on peut se familiariser avec l’authentique culture des divers groupes ethniques du Mali par le biais de telles manifestations. Il est prévu que dans l’avenir, les visiteurs pourront participer à bien d’autres expériences culturelles. La présence de sites archéologiques au Mali, ainsi que celle d’une faune qui lui est parfois unique, représente une opportunité d’établir un écotourisme qui peut exploiter de tels atouts.
Festival des masques Dogon
Les Dogon, qui vivent sur un immense escarpement dans la région du Bandiagara au centre du Mali, sont bien connus pour leur mythologie, leur cosmologie et leurs danses du masque. Les Dogon recréent une vision à grande échelle de l’univers et de la mythologie transmises par leurs ancêtres par l’intermédiaire des danses du masque exécutées aux cours des cérémonies funéraires, au festival de Sigui, qui se passe tous les soixante ans, et à la cérémonie du Dama, qui elle, revient tous les douze ans pour honorer les esprits des ancêtres. Au cours de la cérémonie du Dama, les hommes se retirent dans des grottes pour y pleurer les âmes de ceux qui sont morts au cours des douze dernières années et ils y fabriquent des masques. Les âmes des morts sont incarnées dans les masques, leur donnant ainsi le pouvoir de repousser les mauvais esprits. Pendant cinq jours, les hommes qui portent ces masques exécutent un spectacle, arrivant du haut des falaises par d’étroits sentiers. Au cours de la cérémonie on verra les masques Sirige, qui connectent le monde spirituel au monde réel, et des masques qui symbolisent Amma, dieu de la création. Des buffles et des hyènes peuvent apparaître vers la fin de la cérémonie pour prédire l’avenir des Dogon. Une fois la cérémonie achevée, les âmes des morts rejoignent les ancêtres protecteurs des Dogon.
Deegal (festival de la traversée des troupeaux)
Tous les ans, un très grand festival fêtant la traversée des troupeaux prend place dans les villages Fulani et Mopti . Ce festival glorifie le retour des bergers qui ont traversé le Sahel avec leurs troupeaux. Selon les coutumes Fulani, les jeunes hommes doivent passer un an loin de leur village avec leur troupeau et raconter leurs expériences à leur retour. La qualité de leur compte rendu sera jugée et aura une grande influence sur leur futur statut et leur position dans le village. C’est un festival qui est aussi très intéressant pour les femmes qui recherchent un époux. Le jour du retour, le village entier participe au festival, du matin jusqu’à la nuit. On y mange, on y chante, on y danse, et l’air vibre de l’énergie des participants. Pour les jeunes Fulani, c’est un honneur d’être berger, car cela constitue l’un des rites de passage à la condition d’homme.
Autres festivals
 Crépissage de la grande mosquée de Djenné
| Date |
Chaque année (Avril) |
Endroit |
Djenné |
Contenu |
Festival des habitants de Djenné et régions avoisinantes |
Sogo Bo de Markala
| Date |
Chaque année (Avril) |
Endroit |
Markala |
Contenu |
Marionnettes de Markala |
Deegal
| Date |
Chaque année (Avril) |
Endroit |
Diafarabé (Mopti) |
Contenu |
Fête du retour des jeunes Fulani arrivant du Sahara |
Sigui
| Date |
Tous les 60 ans |
Endroit |
Pays Dogon - Sangha et environs |
Contenu |
Célébration religieuse |
Sogolon sortie de marionnettes de Kayes
| Date |
Chaque année (November - December) |
Endroit |
Kayes |
Contenu |
Festival des Somono. Flottaison de poupées sur le Sénégal |
Nugu Mô
| Date |
Chaque année (May - June) |
Endroit |
Entre Kangaba et Kéla |
Contenu |
Festival des danses des masques et cérémonies glorifiant la pêche |
Dama du pays Dogon
| Date |
Chaque année (juin) |
Endroit |
Pays Dogon |
Contenu |
Danses des masques des Dogon |
Mariage de Banamba
| Date |
Chaque année (June) |
Endroit |
Banamba |
Contenu |
Cérémonie traditionnelle de mariage |
Biré [hangar]
| Date |
Tous les sept ans |
Endroit |
Nara (Koulikoro) |
Contenu |
Festival traditionnel pour désigner le chef d’un village |
Réfection du toit de la case sacrée de Kangaba
| Date |
Once every 7 years (1996) |
Endroit |
Kangaba |
Contenu |
Festival religieux de la communauté prenant place dans le lieu sacré de Jeri. |
Karosotigui
| Date |
Chaque année |
Endroit |
Ballé |
Contenu |
Parade des marionnettes Maurud |
Koré
| Date |
Tous les sept ans |
Endroit |
Zambougou Béléko (cercle Dioila) |
Contenu |
Cérémonie communautaire de l’initiation |
Manian
| Date |
Chaque année |
Endroit |
Diana (arr. Béléko) |
Contenu |
Festival communautaire pour les enfants |
N'Koson
| Date |
Chaque année (Mars) |
Endroit |
Farabougou Degnékoro (arr. Dioila) |
Contenu |
Cérémonie communautaire de l’initiation |
Tiéblétié
| Date |
Tous les trois ans |
Place |
Nonkon, Bassala, Dankorola (cercle de Kolokani) N'Da, Nonko, Wolokoro (arr. Nonzombaya) |
Contenu |
Festival des chasseurs |
Diarawara
| Date |
Chaque année (novembre) |
Endroit |
Bouala Monzon (arr. Séhbété Banamba) |
Contenu |
Festival des marionnettes |
Dialloubé
| Date |
Chaque année |
Endroit |
Dialloubé (Mopti) |
Contenu |
Retour des jeunes hommes Fulani revenant du Sahara |
Takoubelt
| Date |
Chaque année |
Endroit |
région de Kidal |
Contenu |
Festival de musique et d’artisanat |
Temakanite de Tombouctou
| Date |
Chaque année |
Endroit |
Cercle de Goundam |
Contenu |
Festival de musique et d’artisanat |
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